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Vos batteries de plongée sont-elles conformes ?

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Pourquoi ces limites existent

Avant de monter dans l'avion avec trois flashs, deux boîtiers et une powerbank, il faut comprendre ce que l'IATA essaie réellement de prévenir. La réponse tient en un mot : l'emballement thermique.

Une cellule lithium-ion contient un électrolyte inflammable confiné entre deux électrodes. Si la cellule est endommagée, court-circuitée ou surchauffée, elle entre en emballement thermique : la température grimpe en cascade, la cellule gonfle, puis s'enflamme. Dans un compartiment à bagages pressurisé et non surveillé, un tel événement est catastrophique. C'est pourquoi les batteries de réserve (non installées dans un appareil) sont interdites en soute.

Le seuil de 100 Wh n'est pas arbitraire. Il correspond à la quantité d'énergie qu'un système d'extinction embarqué peut contenir en cas d'incident isolé. Au-delà de 100 Wh (flashs professionnels, certaines powerbanks haute capacité), le risque dépasse la capacité de gestion passive de la cabine. D'où l'autorisation préalable obligatoire entre 100 et 160 Wh, et l'interdiction absolue au-delà.

Pour les photographes sous-marins, le calcul est simple : tension (V) multipliée par capacité (Ah) donne les Wh. Une batterie de flash Inon Z-330 affiche 7.2V et 2.55Ah, soit 18.4 Wh. Aucun problème. En revanche, une batterie vidéo V-mount de 14.4V et 13Ah atteint 190 Wh : interdite en transport aérien.